27 juin 2024 : 3 ans après l’élection de l’équipe de Charles Fournier, des habitant·e·s témoignent

Oucine, 43 ans, cheminot et ancien ouvrier de l’aéronautIque

Avant je travaillais dans l’aéronautique. Mais la crise qu’a connu ce secteur suite à la Covid-19 et l’engagement de mon fils dans l’organisation des grèves des jeunes pour le climat, m’ont amené à réinterroger le sens de mon activité professionnelle. Le nouveau Conseil régional a mis en place un fond « formation » dédié à la reconversion des salariés des secteurs en crise et incompatibles avec la lutte contre le dérèglement climatique. J’ai pu ainsi bénéficier d’une formation pour une reconversion professionnelle dans le secteur ferroviaire. Mon travail a désormais plus de sens pour moi et d’ailleurs mon fils, qui m’a beaucoup soutenu dans ce changement de vie, est fier de moi. J’ai pu également réduire mon impact environnemental. Avec l’amélioration du forfait mobilité durable et le plan de déplacement mis en place par les entreprises poussées par la Région, je me rends désormais au travail en vélo grâce aux nouvelles pistes cyclables. D’autres collègues font du co-voiturage ou viennent en car. J’ai également amélioré l’isolation de mon logement grâce aux aides du Conseil régional qui a accéléré le rythme des rénovations énergétiques dès le début du mandat.

Suzanne, 70 ans, veuve à la retraite d’une petite commune rurale

Quand mon médecin est parti à la retraite, on n’avait plus de docteur dans notre petite commune. Depuis, le Conseil Régional a financé la construction du centre de santé et la création d’un poste de médecin salarié. Cela profite à toutes les communes des alentours, qui peuvent bénéficier aussi d’accès à des spécialistes depuis que le conseil régional a amplifié le GIP Pro. La réouverture de la petite ligne ferroviaire par la Région a redonné de l’élan à notre commune. Être en zone rurale n’est plus un souci désormais. Avec le compte unique mobilité créé par la Région, je peux facilement me déplacer en autonomie pour voir mes petits-enfants. Je m’implique également dans la vie démocratique de mon bassin de vie (depuis que je suis à la retraite). D’ailleurs, avec plusieurs habitants nous participons actuellement à un débat sur un projet autoroutier prévu pas très loin de notre commune contre lequel nous avons mené notre propre expertise. Cela est possible grâce au fond de contre-expertise citoyenne et juridique mis en place par la Région dans le cadre du développement de la Démocratie Permanente. On a désormais le sentiment que nous pouvons faire entendre nos voix et que nous pouvons peser sur les décisions impactant notre vie quotidienne. On se sent davantage en sécurité.

Mohamed, 18 ans, étudiant en faculté de droit et passionné de sport

Avant d’entrer à la fac, j’étais dans ce que l’on appelle un éco-lycée, concept qui se développe dans tous les établissements de la région. Avec des copains et copines nous nous étions investis au côté des adultes (enseignants dans la communauté éducative de notre lycée) pour participer à la mise en place de différentes actions : opération zéroplastique et lutte contre le gaspillage, la mise en place de davantage de produits bio et de saison au self, la rénovation des bâtiments… C’était une expérience qui faisait sens pour nous qui avions participé aux grèves des jeunes pour le climat. Faisant partie d’une famille modeste, mon entrée à la fac de droit cette année m’a fait craindre de tomber dans la précarité et l’insécurité. Mais la mise en place par la Région de bons de 50 euros par mois pour des achats alimentaires et la tarification progressive dans les transports selon le quotient familial (pour les moins de 25 ans), me permettent d’envisager mes études plus sereinement. En dehors de mes cours, je pratique le basket, ma grande passion, que je continue à vivre malgré mon handicap grâce au Cap’ asso de la Région qui apporte une aide financière pour la section handisport de mon club et pour le paiement de ma licence. 

Suwe, 32 ans, metteuse en scène dans une troupe de théâtre locale

La période de Covid-19 a été une période noire pour nous : perte du statut intermittent, fin d’activités, inégalités entre artistes… Heureusement, avec son plan de relance lancé dès 2021, la Région a pu nous soutenir en nous aidant pour les démarches administratives, en nous accompagnant pour passer au statut de coopérative avec d’autres artistes. Cela nous a permis de sortir la tête de l’eau et de pouvoir faire revivre notre compagnie de théâtre. Je me suis également impliqué dans le projet d’aménagement culturel des territoires (PACT) lancé dans notre agglomération avec l’aide de la Région. Cette démarche inédite m’a permis de voir mon activité sous un jour nouveau, plus engagée, en cherchant désormais à rendre ma passion plus accessible et à permettre aux habitants à s’impliquer davantage dans la vie culturelle de leur territoire. Tout comme moi, ma compagne a changé son activité professionnelle grâce à l’accompagnement de la Région. Elle s’implique dans une agence de tourisme locale, et depuis deux ans, elle a orienté son travail vers la promotion d’une forme de tourisme différente, avec des activités où on prend le temps de découvrir le territoire à un rythme reposant, tout en respectant l’environnement.

Eric, 52 ans, à la tête d’une exploitation céréalière convertie au bio

Depuis plusieurs années, je voulais convertir mon exploitation céréalière au bio, mais je n’osais sauter le pas. Cependant, il y a deux ans, je me suis enfin lancé dans cette conversion en étant soutenu par le CAP bio (Contrat d’appui aux Projets) créé par le nouveau Conseil régional. J’ai le sentiment d’avoir un métier qui fait désormais davantage sens. Je cultive notamment du sorgho, une céréale résistante à la sécheresse, grâce à des aides régionales. j’ai aussi embauché un jeune, Flavien, qui a bénéficié du revenu de transition écologique, mis en place par la Région Centre-Val de Loire depuis l’arrivée de la nouvelle équipe. Avec la création d’une coopérative de transition écologique régionale, il reçoit un revenu de qualité. Mon fils s’est lui installé en tant que maraîcher bio à 20 km de chez nous, grâce aux aides à l’installation bonifiées par le conseil régional, compétence que la Région a su garder dans la nouvelle mouture de la PAC. Il vend notamment sa production à une légumerie nouvellement installée qui fournit des écoles et lycées du coin. Il approvisionne aussi, par l’intermédiaire du CROUS, les étudiants de l’université en situation d’insécurité alimentaire.

Samira, 41 ans, cheffe d’une entreprise qui a fait sa mue écologique

Je suis cheffe d’une entreprise de services à la personne Avec mes collaborateurs, nous nous sommes lancés dans la chasse aux économies d’énergie et nous utilisons des logiciels libres. Nous avons également établi un partenariat avec la ressourcerie de la ville, permettant ainsi à nos appareils informatiques d’avoir une seconde vie. Cette mue écologique, nous avons pu la mettre en œuvre grâce au fond d’expérimentation lancé par la Région, en faveur de la sobriété numérique et la transformation écologique. Par ailleurs, j’ai appris que la ressourcerie avec laquelle nous travaillons a pu embaucher un jeune salarié grâce au dispositif « Défi » mis en place là aussi par la Région qui a passé une convention avec la structure permettant au jeune d’être embauché une fois sa formation terminée. C’est un dispositif important pour aider les jeunes à s’insérer dans le monde du travail.

Mon mari, lui, est artisan boulanger. Il s’est regroupé avec d’autres artisans et petites entreprises dans le cadre d’une manufacture coopérative, en répondant à un appel à projet de la Région. Ce dernier s’adresse à des structures et services de première nécessité de manière écologique et sociale. Cet accompagnement est salutaire pour nous car ça n’a pas toujours été facile pour mon mari et moi. Un moment nous étions tombés dans une certaine précarité. Cependant, nous avons tout de même pu permettre à notre enfant de partir en vacances grâce au programme « Vacances pour tous » soutenu par la Région.